Le dernier Gothique Romantique

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 Mizan

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Gabriel
Par dela le bien et le mal


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MessageSujet: Mizan   Jeu 1 Mar à 3:37

Je découvre avec plaisir ce forum. J'espère pouvoir y intevenir de temps à autre. Il est donc convenable de me présenter

Je suis tout simplement un admirateur de la culture gothique ou gothiste.
Pour ma part je tente parfois d'y apporter mon petit grain de suie sous la forme de textes en vers.
Exsuder en mots ma noirceur interieure ne m'est pas facile. J'écris peu, rarement, lentement et difficilement. Ce qui fait que malgré les années qui passent je n'ai qu'une trentaine de textes présentables.

En voici un par exemple qui termine mon premier recueil nommé "l'an de cendre".



*** TEXTE SUPPRIMé***


Je vous salue bien bas, mes amis.


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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 3:23

Le bonsoir Mizan.

J'ai eu plaisir à lire votre présentation -ou plutôt celle de votre poésie, d'ailleurs, car il semble que c'est la seule chose que nous saurons de vous...

Il y a d'indéniables beauté dans vos vers, certains que je relus à peine lus pour mieux m'en impreigner encore... Vous avez de beaux élans.

Vous vouliez de moi un juge impitoyable, si cela peut vous agréer voici le revers de cette médaille que je vous décerne:

-vous devriez limiter votre recours aux enjambements. Ceux ci vous sont des chevilles bien plus souvent que des moyens, et vous cassez dans ces détours suspects du rythme ce beau dynamisme, ce lyrisme de la lecture qui faisait justement votre force évocatrice. On se laissait emporter à vos mots, et le fils rompt.
Je vous suggère en pareille cas de poursuivre votre lancé sur le vers suivant tout entier. (Et de ne jamais, en rêgle général, rééditer un "sanguine par endroit. Les choses furent; Mais". Cela fait beaucoup à la suite, et ce "mais" brise sans recours vos effets. [bien sùr, on trouve d'excellents poémes avec justement un jeu incessant d'enjambement, j'ai le vague souvenir d'un où les mots, coupés par l'alexandrin, se finissaient au début du vers suivant avec bonheur, recréant du sens, donnant lieu à quelques jeux d'esprit, et préservant néanmoins, par un tour de force enviable, la fluidité de l'ensemble... -c'est quand même rare]). Entendons nous: mon conseil n'est pas de délayer votre pensée, mais de l'affiner, ou plutôt de lier votre idée première avec la suivante, pour poursuivre indistinctement le cours de votre sentiment. Ou simplement reformuler l'ensemble des vers traitant de ce point particulier pour que leur nouvel agencement supprime l'inconvénient. L'enjambement, c'est un peu une façon de nier l'alexandrin.

Pour finir sur les enjambements, cela reste très subjectif. Les deux premiers vers de votre premier poéme sont très réussis, mais la répétition du procédé dans le quatrième me semble malvenue... Comme quoi...

-Vers 7 de L'iris recraché, le "e" de "vie" est des plus gênants... Ou encore à la fin, "agonie" devant "L'idéal". ...

-"et que tu dans ta noce éternelle étranglas?" ce mauvais vers, barbarime de construction, vient clore, et c'est dommage, une suite de cinq très beaux alexandrins. Je vous déconseille le plus vivement de bousculer l'ordre des mots de telle sorte que cela se remarque... du doigté! Il est permis de tricher, mais en prestidigitateur !

Je pense fermement que l'on franchit les barages de la raison pour atteindre le coeur, et les portes sont promptes à se refermer. Il y a dans le vers une sorte de perfection mystique qui sacralise la parole du poéte. La moindre défaillance et la magie se rompt, vous redescendez sur terre, et vos sentiments, redevenus humains, faillibles, n'atteignent plus à l'essentiel. Je sens dans l'écoute de la poésie comme un fond de superstition très animiste, et quand le verbe, la parole, se fait si concise, si profonde, si pure qu'elle semble dépasser sa condition première d'assemblage artificiel, il se dégage de son intégrité, de sa cohérence un forme de vérité. Pour le dire autrement (morbleu que je suis épuisé ce soir !), on ne sent votre sincérité qu'à l'aune de cette fausse simplicité du vers, et quelque beauté que vous décriviez, il n'est que la sincérité de la parole qui puisse toucher, véritablement émouvoir.




Il y aurait encore beaucoup à dire, bien et "mal", mais je suis très las ce soir. Je voulais finir sur ce que je retiendrai de cette première lecture, et qui me fait espérer qu'il y en aura de nombreuses autres: vous avez un style très imagé, très heureux dans ses allégories, et l'on sent ce travail que vous semblez trouver bien long mûrir et donner ses fruits. J'aime particulièrement.

"Toute vie va s’éteindre en son œil où ne brille
plus rien qu’un grain de monde étreint d’obscurité.
"
... c'est vraiment une belle façon de le dire, vous faites plus que nous faire porter attention à cette dernière étincelle de vie, vous en récréer le sens, vous lui donnez une esthétique, c'est toute une vision de l'existence qui se résume en quelques mot dans ce reflet ternissant de prunelle...


"Le vice et l’innocence auront le même rire;
Les cieux et les enfers seront faits du même or;
Et le poète, lui, pourra cesser d’écrire;
Car l’art est agonie. L’idéal c’est la mort.
"

... Cette chute est votre plus belle raison de poursuivre dans votre art. Elle est faite de la belle manière, on peut se la relire longuement sans s'en lasser, elle est toujours nouvelle. "il n'y a pas de redite pour le coeur"...

Je pourrais reprendre bien d'autres vers, notamment de votre "nonchalante tueuse", très réussi.
Vous lire à changé un peu ma morosité du soir, merci.
-Et bienvenu.





Ps: j'espère ne pas vous avoir froissé en vous entretenant de ces choses de versification, il m'a semblé que c'était là votre requête, et il est toujours si aisé de démonter, de se focaliser sur les failles, j'espère ne pas trop m'y être laissé aller. Il est dangereux de réveiller le puriste en moi, à l'ordinaire cette manie me sert à écrire, pas à lire...
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Gabriel
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 14:25

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me livrer vos commentaires.

Je suis vraiment content d'avoir trouvé un spécialiste du vers. En effet la regle de l'élision obligatoire des mots terminés par aie, ée, ie, oie, ouie, ue, uie m'était passée sous le nez. Je viens de la découvrir. J'ai toujours évité les e appocopables à l'hemistiche mais vu que le "e" de "vie" ou "agonie" n'est jamais prononcé comme une syllabe a part entière je ne comprends vraiment pas comment il est possible de faire une élison. Phonetiquement il n'y a deja pas de voyelle et donc pas d'élision possible. Pour moi cette regle est un non-sens. Toutefois si j'en avais eu connaissance je l'aurais suivie^^ Merci d'y avoir posé le pointe de votre lame.

En ce qui concerne l'enjambement. Vous avez parfaitement raison. J'en ai abusé dans mes premiers écrits et je n'ai pas completement perdu cette manie. Je me rappelle avoir écrit un vers finissant par "...qu'elles n'auront pu" et le vers suivant commençant par "finir,....". Cela peut s'averer amusant mais dans tous les cas cela perturbe grandement le rythme naturel du vers c'est vrai. Toutefois au niveau de la déclamation je trouve personnellement ces anomalies souvent agréables car elle necessitent un effort pour marier rythme et sens et donne une couleur particuliere au texte lorsqu'il est parlé. Cela depend en fait de l'ambiance que l'on veut donner au texte. Dans le cas de "les choses furent; mais" cela n'apporte rien au sens, ça nuit à la lecture mais ca n'est pas dérangeant au parlé je trouve. Mais bon je martyrise l'alexandrin j'en suis conscient.
"
...
Et nul ne reverra, cendre sanguine encore,
la ville veuve enfin. Les choses furent; Mais
..."
serait-il mieux pour éliminer un des enjambements et éviter le carambolage?

Pour continuer sur le theme du désordre: C'est drôle mais "et que tu dans ta noce eternelle etranglas" est le vers que je prefere^^ j'aurais très bien pu écrire la même idée de façon gramaticalment correcte. Mais dans le cadre de "stances à la nuit" je brouille volonterement l'ordre grammatical pour donner un aspect sybillin. Mon idée est que dès lors que l'idée est comprehensible l'ordre des mots importe peu. Donc je pose les sons dans l'ordre que je prefere et privilegiant le bizare.
J'aurais peut-être du choisir d'écrire en vers libre, car je redoute que l'on prenne ces licenses pour des facilités de versification. C'est souvent le contraire en fait.
Mais je comprends votre point de vue, j'attendrai d'avoir d'autres avis pour choisir d'exposer ces textes sur le net ou de les garder pour mes délires nocturnes (leur utilité originelle). Mes autres projets sont plus linguistiquement "sages".
Je m'ettone que vous n'ayez pas réagi à "dira d'éclaboussée" qui n'a rien de correctement français.

Voila j'espère à mon tour ne pas avoir été trop tranché dans mes reactions à vos remarques. UN TRES GRAND MERCI A VOUS. Cette autre lumière sur mes écrits me permettra d'avancer j'en suis sûr.

J'espère qu'il y a ici une début de débat sur la forme poétique et que nous pourrons encore échanger nos points de vue avec l'aide d'autres memebres du forum.

P.S. Avez vous un endroit ou l'on peut trouver vos textes rassemblés?


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Gabriel
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 14:43

Au passage, ôtez moi d'un doute. N'est-il pas également interdit de faire rimer "or" et "mort" selon la règle de la rime et l'orthographe?
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Azariah
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 14:52

Si mes souvenirs sont exacts, ce n'est pas permi dans les règles classiques, règles abondemment méprisées par les romantiques avant-gardistes de l'époque. Peut-être est-ce une autre forme de "rime pauvre". La sonorité suit, c'est l'essentiel il me semble, après si tu arrives à trouver mieux...
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Gabriel
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 15:32

Merci. Mais j'ai l'impression que même les romantiques ont respecté cette regle car je ne trouve nulle part une telle entorse.

Est-ce que quelqu'un sait ou trouver l'integralité de ces règles classiques?
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Azariah
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 15:36

Dans un bouquin de français de 2nd je suppose... si les programmes n'ont pas trop changé...
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 18:34

Pour "or" et "mort", cela me semble tout à fait permis. D'ailleurs, contrairement à une idée qui semble répandue, les romantiques ont toujours écris selon les plus pures régles classiques, introduisant seulement le rythme en 3*4 comme un pied de nez à l'hémistiche. Je serais surpris qu'on trouve la moindre entorse, en effet, chez un Hugo, un Lamartine, un Vigny ou un Baudelaire... Romantique c'est un état d'esprit, un fond bien plus qu'une forme.

D'ailleurs la rime n'est pas véritablement "pauvre", car on dénote plus que l'assonance. Elle n'est pas "riche" non plus, comme "mort" et "mord" ou " mort" et "remord" ...


Pour ce qui et de l'élision systématique, c'est pour éviter que l'on ne prononce "naturellement" la diérèse comme un poéte est tenté de la faire. Il suffit de faire suivre ces mots par d'autres commançant par une voyelle. Evidemment, pour des expressions comme "voie lactée"... (D'ailleurs Rostand dans Cyrano de Bergerac a trouvé une jolie parade pour sa tirade sur les machines volantes...). En fait ce n'est pas réellement un "non-sens", c'est plutôt une logique généralisée poussée à son extrème. Personne ne parle en prose ainsi, mais la poétique, dans un soucis de cohérence et de pureté (ne rien laisser au hasard de l'usage, aux effets de mode, que les vers perdurent...), impose d'y appliquer la même diérèse qu'ailleurs. Et dans cette logique on DOIT le prononcer à part justement parce que sinon on ne l'entend pas, et que donc il n'existe pas.

Pour des mots comme "diction" par exemple, la diérèse est laissée à l'appréciation du poéte, qui peut choisir de faire lire ce mot en trois syllabes ou deux (on parle alors de "synérèse" -mot inutile pour dire qu'on ne fait pas la diérèse). Mais le "i" s'entend de toute façon. [Et une voyelle est toujours "aspirée" par la suivante dans la synérèse, d'où le "e" peut-être élisé aussi, mais à l'aide d'une voyelle située après...]



Du reste, pour votre recherche d'effets dans la déclamation et vos bouleversement de syntaxe, ma foi, pourquoi pas. Diantre, si cela procède d'une vision poétique, d'une recherche ! Pour l'heure son résultat ne m'avait pas encore ouvert à votre démarche, mais qui sait si en persévérant et affinant votre procédé vous ne parviendrez pas à quelque jolie nouveauté ?
Je me demande néanmoins si vous ne pouviez rendre ce caractère sybillin sans craindre qu'on prennent vos efforts pour des chevilles... ? C'est l'allitération en "t" de votre vers, également, qui en résonnant durement vient accentuer cette impression chez le lecteur, je crois.



Je ne crois pas que les règles poétiques fassent déjà débat, mais il ne tient qu'à vous d'en lancer le sujet dans "pages noircies".
Pour répondre à une autre de vos questions, on trouve des "prècis de versification" dans toutes les bonnes librairies universitaires, mais pour ce que j'ai lu vous semblez en connaitre l'essentiel.


Enfin non, je n'ai rien laissé sur la toile qui ne se trouve ici. J'ai un peu votre timidité peut-être, et comme vous j'écris surtout par besoin, par assuétude. Je ne fais guère d'effort pour être lu... Navré. -Mais je continuerai à poster ici de temps en temps.

Pour l'heure il faut que je vous laisse. Au plaisir de vous lire encore;


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Azariah
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 20:30

Violent... on reconnaît l'expert... ceci dit je n'ai pas dit que c'était prcisément une rime pauvre...

mais je me souviens de poèmes étudiés en cours, de reomantiques qui défiaient beaucoup plus qu'un simple hémistiche, même sil reste leur joujou favori...
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MessageSujet: Re: Mizan   Ven 2 Mar à 20:47

Citation :
Violent...
...désolé.
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Gabriel
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 0:23

je ne lis rien de violent dans tout cela.

Je reviens encore sur cette histoire de dierese qui ma foi me turlupine. En fait il ne m'était jamais venu à l'idée que l'on puisse envisager de prononcer "vie" en dierese à part dans la parodie... Mais alors que fait on de tous ces mots lorsqu'ils sont mis au pluriel? Dois t'on reserver des mots comme "vies", "joies" uniquement pour les fin de vers? puisque l'on risquerait de les prononcer en dierese?

Pour "mort" et "or" j'aimerais beaucoup n'avoir transgresser aucune regle mais voilà ce que j'ai trouvé dans un vieux bouquin édité par Larousse en 1962:
"La rime est faite pour l'oreille, elle consiste dans l'identité de la consonance et non dans celle de l'orthographe; il y a des cas cependant où elle serait défectueuse si les syllabes qui la forment n'étaient pas terminées par la même lettre. Ainsi on ne peut faire rimer "autan" et "autant", "trépan" et "répand", "rangé" et "oranger", "banni" et "nid", "essor" et "ressort", "cou" et "coup", etc., quoique dasn les mots accolés, la lettre finale que les seconds ont de plus que les premiers soit complétement annulée par la prononciation. Cependant, à défaut de la lettre identique, la rime admet l'équivalente, qui devient alors nécessaire, excepté pour les noms propres qu'il est toujours permis d'associer aux noms communs, comme "Friedland" à "élan".
Voici la nomenclature des consonnes équivalentes:
1 c, g, k, q
2 d et t
3 f et ph
4 m et n
5 s et x
6 s et z
exception est faite pour la consonne r, quoiqu'elle ne se prononce pas. Il n'est aucune terminaison où elle se trouve qui puisse être associée avec une autre où elle ne se trouve point, au pluriel comme au singulier : "dangers" et "changés" ne riment pas plus que "danger" et "changé"
...
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 0:53

Pour ce qui est de "vies", "agonies" et autres "e" suivis d'un "s", en effet, on le dit autrement ou on réserve à la fin du vers. Cela fait partie de ces "miracles" que l'on découvre tardivement, quand on se rend compte que tous les vers que l'on a pu lire suivaient des règles plus astreignantes encore que l'on avait pu s'imaginer, et que cela ne semble nullement avoir perturbé leur auteur... (-Et d'une certaine façon, ils se sont garantis de vos risques de parodie...)
A l'usage ce n'est pas si problématique, c'est une contrainte assez similaire à l'alternance des genres de la rime. Je ne sais pas jusqu'où je l'ai intégré ni si cela en fait quelque chose de plus naturel, mais personnellement les "e" vacants me sautent au visage, ces lettres inutiles que je dois faire effort à ne pas prononcer m' "agressent" l'esprit (un bien grand mot, je vous rassure), de telle sorte que j'en approuve la régle.


Je crois du reste que le lent mûrissement de la poétique, qui nous a doté de toutes ces suggestions contentieuses, n'est pas le fruit du hasard mais du goût, d'un sens supérieur qui quelque fois nous échappe, car mélomanne du vers nous n'avons plus, culturellement, l'oreille si avertie. Il y a également des contraintes dont on ne découvre l'intéret que fort tard, après les avoir suivit longtemps un peu "aveuglément", et dont on se félicite ensuite...



Pour votre deuxième point, vous mettez en exergue la fameuse "régle de la liaison supposée", dont pour ma part j'ai choisi de ne retenir que cette loi simpifiée de ne pas faire rimer un singulier avec un pluriel, ou une rime féminime avec une masculine. Mais il est vrai que cela procéde aussi, comme mon propos précédent, d'une "formation de l'oreille", que nous n'avons plus et que j'ai en quelque sorte renoncé pour l'instant à developper. Il faudra que j'y réfléchisse à nouveau, cela en vaut surement la chandelle... Je vous remercie, vraiment, de m'amener à se genre de reflexion.

Ce sujet s'annonce des plus instructifs !


Du reste un point pour moi est toujours resté obscur. Je crois avoir vu qu'un verbe finissant en "ent" (pluiel) devait rimer avec une rime féminine... ? J'avoue avoir laissé cela éternellement de coté. La prononciation me semble en faveur d'une rime masculine, mais là encore... Je me contente d'éviter d'être confronté au problème.
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 1:13

je ne comprends pas votre doute au sujet des verbes en "ent". On prononce "écoutent" comme on prononce "écoute". Le "e" et le "ent" on le même effet d'allongement. Il s'agit donc de rimes féminines. Rien à voir avec la règle pluriel/singulier qui en fait est liée directement à la simple présence des lettres "s" ou "z" ou "x". En effet un mot singulier terminant par l'une de ses lettre doit etre dans une rime pluriel (exemple: "ce ton me semble faux")
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 1:25

En effet. Je songeais à l'imparfait en écrivant ces lignes, "écrivaient" par exemple, mais il doit falloir distinguer les cas selon le bon sens et la phonétique. Reste que visuellement la rime est "masculine", finissant par un "t", et cela me choque un peu. [je crois que je vais m'abstenir encore un peu...].
Sinon de fait "rien à voir avec"... ?





-édition suite à erreur grossière...-


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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 1:31

je pense que le "ent" de "écrivaient" provoque un leger allongement du "ai" qui est à peine audible de nos jours mais qui existe. Et à mon avis la regle doit venir de là, de la longueur des sons. "écrivaient"..."écrivait"... oui c'est légerement plus sec.

A ce propos l'alternance masculine/feminine est une de ses règles donc je voit très bien l'utilité contrairement à d'autres. Les féminines sont liantes, les masculines sont...heu...cinglantes.
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 7:16

En effet, ce topic s'avère des plus instructifs. Je vais le suivre de près, car mes cours au lycée ne prennent pas la peine de s'occuper de choses aussi subtiles et intéressantes... Je vous remercie, nobles poètes.

(Si je puis me permettre : vous deviez être fatigué, Gentilhomme, car à lire qu' "écrivaient" était un passé simple, mes yeux se sont considérablement arrondis.)

Quant à la 3e personne du pluriel à l'imparfait, je soutiens Mizan : le "aient" me semble plus long que le "ait". Comme ne cesse de le répéter ma professeur de francais, la poésie est avant tout destinée à l'oreille, telle une musique faite de lettres.
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MessageSujet: Re: Mizan   Sam 3 Mar à 19:48

autant pour l'imparfait. On n'a que peu l'idée des journées qui sont miennes...
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MessageSujet: Re: Mizan   Lun 5 Mar à 12:07

Mes textes étant truffés de vers deffectueux j'avais envisagé de tenter de les corriger. Mais je crois qu'à l'avenir la forme régulière serait de toute façon peu adaptée à mes envies. Je vais reflechir à une méthode d'écriture en vers libre ou semi-regulier donnant la part belle aux sons mais respectant toujours certaines règles fondées, un peu dans la lignée d'Emile Verhaeren.
Il y a sans doute moyen de trouver une autre forme d'harmonie avec des rythmes plus variés et des effets de sons moins systematiques.
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MessageSujet: Re: Mizan   Lun 5 Mar à 14:06

J'avoue être partagé. La profondeur de prononciation tombe en désuétude, j'en suis la première victime. En y prêtant attention cependant nous avions mis en lumière ensemble des différences intéréssantes, auxquelles j'ai envie de m'attacher. Mêmes si elles ne seront intelligibles forcément aux hôtes de ma pensée, elles contribueront à l'insaisissable perfection que je tente de créer.

Ne changez pas vos vers passés. Trop nombreux, d'une part, et ce qui est écrit est écrit. Reprendre ainsi est par trop fastidieux et artificiel. Mais peut-être auriez vous mieux à faire que vous décourager, et tenter dans vos vers futurs l'expérience de la pleine régularité.

Tout est question de paliers, de progression. Je ne ferais pas attention aux hiatus du jour au lendemain. Et si la première fois que j'ai griffonné deux assonnances dans un même distique, on m'avait déroulé la liste des régles poétiques, je n'aurais JAMAIS écris. J'ai eu la chance, dans ma frivolité et mon orgueil, de ne m'y ouvrir que petit à petit, et de pouvoir ainsi être content de mes productions à chaque étape de ma progression, sans pour autant m'en satisfaire. [Comme quoi la fatuité peut sauver... baste.]. Il en est de même, je crois, pour vous et moi aujourd'hui, alors que nous commencions à prendre des habitudes d'écriture, et pour ma part, me croire même un peu arrivé, (du point de vu du respect des régles, s'entend).

J'avoue qu'il me désole un peu de vous entendre, vous, si agréablement puriste (plus que moi-même!), parler de renoncer, et d'autant plus si ce découragement vient d'une connaissance trop précise des attentes classiques/romantiques, et pas de leur commune ignorance.

Pour conclure, on peut certes trouver des compromis (Verhaeren, malepeste le mauvais bougre !), mais je préfère, pour moi, continuer d'y voir une faiblesse de mon talent, un manque -même assumé- de mes facultées qu'un parti pris pseudo-esthétique. J'aurais l'impression de me rassurer à trop vile prix.

[si, quand même, en terme de pure "esthétique", je pense continuer à choisir mes diérèses/synérèses, je fus trop choqué parfois dans mes lectures. Reste à affiner les rimes permises, les hiatus, le sens des sons qui se répondent.............]
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MessageSujet: Re: Mizan   Lun 5 Mar à 16:44

Je vous comprends très bien et sachez que ce renoncement annoncé me déchire les entrailles. Mais je me fais violence.
En tous cas je ne pourrais pas supporter après tous ce travail d'avoir des textes de forme imparfaite. Je considere desormais ce que j'ai écrit comme une matière informe qu'il me faut remodeler.

Je ne suis pas du même avis que vous sur ce point. Il n'est jamais mauvais de remettre un texte sur le metier. L'art est aussi un travail. La spontanéité est importante, l'essenciel étant dans le fond, c'est vrai. Mais je suis certain que nombre des plus beaux poèmes de nos bibliotheque on fait l'objet de nombreuses réecritures.
Même à mon niveau amateur, en retravaillant mes textes passés je ne trahirai pas les idées et l'âme qui peut y dormir, au contraire je pourrai creuser plus loin dans mon imaginaire et faire resonner de nouveaux aspects.

Je me rends compte que l'esthetique du vers régulier est partiellement graphique et cette perfection que l'on crois atteindre en sculptant un vers de forme parfaite est un pansement psychologique à un certain manque de confiance en soi. J'ai parfois renoncé à des tournures que je trouvais très esthetiques pour faire plaisir au spectre de Boileau.

Sans tomber dans le n'importe quoi qui caractérise souvent le vers libre, j'entreprends à présent une approche musicale de l'écriture qui tiendra compte de certains acquis du vers régulier.

J'ai commencé la réecriture de "L'iris recraché" de manière à pouvoir faire une comparaison sur ce forum, j'espère bientôt.
Nous verrons alors si je me suis trompé de voie. L'experience est en tous cas déja je vous l'assure passionante.

Ce n'est peut-être qu'un virage de plus et je reviendrai peut-être au final me blotir aux bras de ce très cher Alexandrin. Mais il faut savoir se remettre en question pour rester "vivant".
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Gabriel
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MessageSujet: Re: Mizan   Mar 6 Mar à 17:59

J'ai planché longuement sur les premiers vers de "L'iris recraché" pour tenter de les réecrire en essayant d'oublier les règles classiques et de trouver une forme plus musicale.
Et au fur et à mesure de mes experiences je me suis rendu compte que le resultat ne variait que très peu des vers originaux.
J'ai multiplié les assonances et pseudo-rimes, en étant moins strict sur la correspondance orthographique de celles-ci. J'ai remplacé une partie de la metrique 6/6 par du 6/3/6 en traitant les differentes césures un peu comme des fin de vers.

Je soumets à vos critiques ma petite expérience.

Le vivant prend congé / allongé / sous les ronces en croix,
la tête enchevêtrée / à l'entrée / du cimetierre étroit.
Vers l'exigu jardin,/ incertain / il était le dernier /à saigner,
à pousser le cri sourd, / le fer lourd / de la pesante grille
de l'enceinte où abonde / et dort l'humanité.
Toute vie se fait moindre / à s'éteindre / en son oeil où ne brille
plus rien qu'un grain de monde / étreint d'obscurité.

L'homme avant qu'il ne fût / étendu / embaumé d'indolence,
que ces poumons n'aient bu / les sables du silence,
avant qu'un saignement/ de néant / ne coule entre ses dents
et n'inonde sa tête / se prétendait poéte.
...

Il est fort probable que je ne m'amuse pas à alourdir de la sorte mes textes déja écrits. Ils n'en vallent pas la chandelle. Je corrigerai ce qui peut l'être et basta! Mais pour l'avenir ce genre de structure me paraît interessante à developper.
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MessageSujet: Re: Mizan   Mer 7 Mar à 1:05

Au diable ces expériences inutiles!

Voici un autre texte corrigé qui je pense devrait être fidèle cette fois à toutes les règles de vérsification, excepté l'enjambement barbare (mais presque justifiable) des vers 2 et 3. A part cela je demande à certains yeux eguisés de bien vouloir vérifier si je n'ai rien oublié.


***TEXTE SUPPRIMé***



Dernière édition par Gabriel le Mar 24 Aoû à 9:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mizan   Mer 7 Mar à 1:34

Et bien pour commencer par répondre à votre petite expérience, je la trouve fort intéressante, assez musicale... mais.

Mais au fond ce n'est qu'une façon bizarre de simplement noté une ode, car il s'agit bien de cela. Dans la façon même dont le lit, et avec vos "rimes intermédiaires", renforcées visuellement -pour l'occasion, certes- des "/", c'est comme si vous aviez varié la longueur des vers au sein d'une strophe.

"Le vivant prend congé
Allongé
Sous les ronces en croix,
La tête enchevêtrée
A l'entrée
Du cimetierre étroit."

Du reste j'avais si particulièrement apprécié votre "grain de monde étreint d'obscurité" que la nouvelle version, qui le met moins en valeur, m'en semble fautive.

...

Pour les yeux aiguisés, je crains de vous décévoir ce soir. J'y reviendrais demain, après une nuit par trop nécéssaire. La rime "fleurirent / rire" me laisse perplexe, et j'ai les enjambements en grippe, mais vous le savez déjà.
Ce poème est vraiment magnfique, au reste. Il coule bien, son propos est assez dense, distrayant et porteur d'une aura mythologique très agréable, bien rendue.

"Car un jour de malheur l’homme entra dans la ronde;
Il observa la voûte et son riche arc-en-ciel;
Il voulait tout atteindre; Il inventa la fronde."


-très joli pied de nez, vraiment.

Votre poème, de par son thème, manque peut-être un peu de cette sensibilité immédiate plus aisée à rendre avec les choses du coeur, mais il y a déjà beaucoup de délicatesse dans vos images. Je pense sincérement qu'il ne lui manque qu'un peu de piquant dans les tournures, quelque chose comme la verve d'un Hégésippe Moreau, pour en faire un "grand" poème. A ce beau fleuve il faudrait peut-être ainsi quelques puissantes vagues, mais l'on s'y mire déjà à plaisir.
-Et c'en devient véritablement un de vous connaitre.
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MessageSujet: Re: Mizan   Lun 12 Mar à 19:04

Voilà j'ai achetté ce matin l'ouvrage "Précis de versification" de Brigitte Buffart-Moret aux éditions Armand Colin. Je n'ai pas encore tout lu bien sûr mais il semble complet et clair. L'evolution des règles à travers les siecles est bien détaillée avec de nombreux exemples. Je commence à y voir plus clair et je pense qu'il est temps de briser certaines regles comme celle de la fameuse liaison supposée. Même les romantiques l'on suivie a quelques exceptions près mais ces règles sont archaïques. Elles avaient leur importance dans les siecles passés car la diction était différente.

Je pense qu'il faut faire un tri dans tout ça et ne garder que ce qui est reelement bénéfique pour l'art.

P.S. au passage j'ai aussi lu que certaine forment verbales en aient et oient sont considérées comme masculines! ...
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MessageSujet: Re: Mizan   Lun 12 Mar à 19:45

Lourde responsabilité... même si au fond elle n'engage que nous.
J'ai beau passer pour poête, et m'estimer quelque ancienneté du moins à l'aune de mon labeur passé, je ne me sens guère le recul d'un tri. (certes, me direz vous, je l'avais effectué d'une certaine façon, pourtant, dans mes écrits. Mais sa mise en lumière, le rendre conscient et l'assumer...).


Cela me fait un peu penser à un art martial, difficile de rejeter des techniques que l'on ne maitrise pas. Peut-on estimer en avoir une vision impartiale et exhaustive, ne risque-t-on pas de négliger des "principes d'efficacité" dont on n'a pas encore le niveau nécéssaire à la simple compréhension ? Remettre au goût du jour s'avère souvent une démarche intéréssante, et instructive. Parfois nécéssaire. Mais comment juger de la pertinence d'un mouvement dont on m'a simplement expliqué le but, et dont je n'ai pas pu moi même éprouver la réalité ?
-Comment se passer d'une régle phonétique dont on n'a pas développé l'oreille, en supposant que nul ne la développera, ou que cette subtilité n'apporte pas, pour les heureux qui la remarque, une perfection plus profonde et plus évidente de la rime ? Doit on se contenter de la simple "efficacité", recherche-t-on la "maitrise" ? J'avoue qu'ici je ne sais pas, je me perds un peu.

Mais pourquoi pas. Les voies sont multiples, et du moins saurez vous le pourquoi de vos décisions.
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