Alors que frissonant de plaisir tu broutes le gazon
Que tranquilement d'herbe en herbe tu savoures le temps
Pendant ce temps, ils construisent une prison
Pour t'empêcher d'aller comme le vent
Le vent qui souffle de partout et rien
Pour te protéger, même pas la main
Qui te nourrissait.
Alors, tu broutes... C'est bon ?
Ne fait pas semblant, tu es un mouton
Comme tout les ans, tu seras tondu
Peut-être même seras-tu saigné
A la pâques, tu seras bouffé
Puisse-tu les étouffer
Tout ces puissants, ces bergers,
Et ainsi rendre la liberté
Au troupeau de tes camarades ovins
Ceux-là qui te regardent de loin.
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VisionDe ma fenêtre ouverte ce matin,
Je vois le monde
Et les usines qui crachent au loin
Leurs fumées nauséabondes
Je vois mes chiens, esclavent qui errent
Loin de la liberté des loups, leurs pères
Je vois la Nature, entravée
Partout détruite ou ignorée
Je vois les villes, les routes, les voitures
Je vois les avions, les monceaux d'ordures
Et au loin les oiseaux
De ma fenêtre ouverte ce matin
Je vois au loin
Et j'ai peur
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Divorcedieu inventa la lumière
Et l'homme la facture d'électricité
dieu inventa les rivières
L'homme les a domestiquées
dieu inventa l'adultère
L'homme l'a pratiqué
dieu créa les somnifères
Les hommes en ont abusé
dieu a créé la Terre
L'homme l'a exploité
dieu n'aime pas la guerre ?
Qu'il aille se faire enculer
dieu est un pervers
C'est lui qui nous a créé
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Sonnet sanglantMarchant dans les rues
Sourire aux coins des yeux
Avec son fligue il tire à vue
Pour lui ce n'est qu'un jeu
Sa vie est un carnage
Il ne sait ce qu'il veut
Mais il le fait avec rage
Quand il tue, il est heureux
Il s'arrête soudain, comme perdu
S'apperçoit que l'espoir est mirage
Sa soif de vie l'a vaincu
Il meurt comme un con
Sa vie est un naufrage
Une balle dans le front
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La trêvePuisqu'on est là si malhabile
Devant la guerre tellement futile
Puisque je suis un être vide
Devant cet océan putride
Puisque les joints tournent
Et que la Terre aussi
Et que mon esprit erre
Au fond de mon ennuie
Puisque chacune de tes envies
Est le cadet de mes soucis
Puisque Narcisse est mégalo
Et que demain tout les bistrots
Seront fermés, assiégeant notre
Soif d'humanité, puisque vous autres
Serez partis, ailleur, loin d'ici
Puisque jamais je ne connaitrais
La réponse à cette si grande mais si chiante question
Putaint, mais putain, qu'est ce que je fout là ?
Trop de préoccupation
Alors, aujourd'hui, je rêve
Sorte d'hallucination
La durée d'une trêve.
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CalmeC'est le silence et pourtant
Tant de choses ont changé
On ne peut que faire semblant
Reconstruire et oublier
C'est tranquile et pourtant
Malgré les éclats de rires
Que lancent les enfants
Ceux qui auraient pu mourir
Ceux là grincent des dents
Les choses ont changé
Mais eux ne peuvent oublier
C'est le calme et pourtant...
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**mode chieur OFF**
...
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