| | |
| Auteur | Message |
|---|
Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Mizan Jeu 1 Mar à 1:37 | |
| Je découvre avec plaisir ce forum. J'espère pouvoir y intevenir de temps à autre. Il est donc convenable de me présenter Je suis tout simplement un admirateur de la culture gothique ou gothiste. Pour ma part je tente parfois d'y apporter mon petit grain de suie sous la forme de textes en vers. Exsuder en mots ma noirceur interieure ne m'est pas facile. J'écris peu, rarement, lentement et difficilement. Ce qui fait que malgré les années qui passent je n'ai qu'une trentaine de textes présentables. En voici un par exemple qui termine mon premier recueil nommé "l'an de cendre". * L’iris recraché * Le corps est étendu, la tête enchevêtrée dans un lit de broussaille. Epuisé de saigner, il gît sous cette croix de ronces à l’entrée de l’étroit cimetière. Il était le dernier, poussant le dernier cri et la pesante grille vers l’exigu jardin où dort l’humanité. La vien atteint son terme en son œil où ne brille plus rien qu’un grain de monde étreint d’obscurité. Cet homme avant de s’être embaumé d’indolence, avant que le néant ne coule entre ses dents, que ses poumons n’aient bu les sables du silence, se prétendait poète; Et ses vers obsédants dépeignaient avec soin la pourriture humaine ouverte aux lourds essaims, grande, comme une fleur. C’est là sa propre mort qui parfait sa semaine; Et minuit le célèbre, hululant sa douleur. Et lui, les reins saisis par quelque amant multiple et monstrueux monté des noirs soubassements, s’enfonce, lacéré par le branchage triple, dans un étroit caveau débordant d’ossements. Happé par cette fin qu’il a lui-même écrite, il enterre ce mal qu’il a lui-même été. Dejà derrière lui l’épitaphe s’effrite. Le morbide poème ici s’est arrêté. Et nul ne reverra, cendre sanguine encore, la ville veuve enfin. Les choses furent; Mais le temps n’était qu’un cœur qu’une bête picore; Et la bête a mangé. Nul ne saura jamais pourquoi noire est la nuit, ni pourquoi sonne l’heure, pourquoi l’éternité, et pourquoi seulement, et la beauté d’un jour pourquoi morte se pleure. Ainsi donc l’éternel et vain questionnement flotte encore malgré que les voix se soient tues. Mais on sait que là-bas où voudront s’engranger nos âmes sans attache, en ces fanges battues, on sait bien que là-bas les sens auront changé. Le vice et l’innocence auront le même rire; Les cieux et les enfers seront faits du même or; Et le poète, lui, pourra cesser d’écrire; Car l’art est agoni e. L’idéal c’est la mort. Je travaille de temps à autre sur un autre projet "stances à la nuit", plus personnel et plus libre. Voici un des textes dont je suis à peu près content. « …nonchalante tueuse… » Quand l’eau de l’infini d’une main effleurée fait rides sur cette onde et trouble ta beauté, quand d’orages sans fin qui te voient écoeurée viennent cruellement quelques larmes t’ôter, quand ta traîne d’aurore, erre majestueuse sur les dalles du monde où nos corps sont tes pas, te souvient-il encor nonchalante tueuse, qu’avant ton apogée nos vies n’en étaient pas? Revois-tu ces soleils, rois dont tu fus la reine et que tu dans ta noce éternelle étranglas? Dans l’écrin du passé les retiens tu, sereine, ces rouges cent minuits quand résonnait le glas. Que perdure ton oeuvre à travers trêves vaines! Belle aux ongles noirs sang, c’est au temps de venir où ta langue ascerée fouillant tes propres veines dira d’éclaboussée « Qu’il est doux d’en finir ». Vous trouverez la partie lisible de mes textes ici: http://www.lespoetes.net/blog/mizan.php?p=2Soyez indulgents, la première page du blog est encombrée de brouillons qui serviront a façonner les vers du projet suivant. Je vous salue bien bas, mes amis.
Dernière édition par le Sam 11 Aoû à 23:29, édité 2 fois |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 1:23 | |
| Le bonsoir Mizan. J'ai eu plaisir à lire votre présentation -ou plutôt celle de votre poésie, d'ailleurs, car il semble que c'est la seule chose que nous saurons de vous... Il y a d'indéniables beauté dans vos vers, certains que je relus à peine lus pour mieux m'en impreigner encore... Vous avez de beaux élans. Vous vouliez de moi un juge impitoyable, si cela peut vous agréer voici le revers de cette médaille que je vous décerne: -vous devriez limiter votre recours aux enjambements. Ceux ci vous sont des chevilles bien plus souvent que des moyens, et vous cassez dans ces détours suspects du rythme ce beau dynamisme, ce lyrisme de la lecture qui faisait justement votre force évocatrice. On se laissait emporter à vos mots, et le fils rompt. Je vous suggère en pareille cas de poursuivre votre lancé sur le vers suivant tout entier. (Et de ne jamais, en rêgle général, rééditer un " sanguine par endroit. Les choses furent; Mais". Cela fait beaucoup à la suite, et ce "mais" brise sans recours vos effets. [bien sùr, on trouve d'excellents poémes avec justement un jeu incessant d'enjambement, j'ai le vague souvenir d'un où les mots, coupés par l'alexandrin, se finissaient au début du vers suivant avec bonheur, recréant du sens, donnant lieu à quelques jeux d'esprit, et préservant néanmoins, par un tour de force enviable, la fluidité de l'ensemble... -c'est quand même rare]). Entendons nous: mon conseil n'est pas de délayer votre pensée, mais de l'affiner, ou plutôt de lier votre idée première avec la suivante, pour poursuivre indistinctement le cours de votre sentiment. Ou simplement reformuler l'ensemble des vers traitant de ce point particulier pour que leur nouvel agencement supprime l'inconvénient. L'enjambement, c'est un peu une façon de nier l'alexandrin. Pour finir sur les enjambements, cela reste très subjectif. Les deux premiers vers de votre premier poéme sont très réussis, mais la répétition du procédé dans le quatrième me semble malvenue... Comme quoi... -Vers 7 de L'iris recraché, le "e" de "vie" est des plus gênants... Ou encore à la fin, "agonie" devant "L'idéal". ... -" et que tu dans ta noce éternelle étranglas?" ce mauvais vers, barbarime de construction, vient clore, et c'est dommage, une suite de cinq très beaux alexandrins. Je vous déconseille le plus vivement de bousculer l'ordre des mots de telle sorte que cela se remarque... du doigté! Il est permis de tricher, mais en prestidigitateur ! Je pense fermement que l'on franchit les barages de la raison pour atteindre le coeur, et les portes sont promptes à se refermer. Il y a dans le vers une sorte de perfection mystique qui sacralise la parole du poéte. La moindre défaillance et la magie se rompt, vous redescendez sur terre, et vos sentiments, redevenus humains, faillibles, n'atteignent plus à l'essentiel. Je sens dans l'écoute de la poésie comme un fond de superstition très animiste, et quand le verbe, la parole, se fait si concise, si profonde, si pure qu'elle semble dépasser sa condition première d'assemblage artificiel, il se dégage de son intégrité, de sa cohérence un forme de vérité. Pour le dire autrement (morbleu que je suis épuisé ce soir !), on ne sent votre sincérité qu'à l'aune de cette fausse simplicité du vers, et quelque beauté que vous décriviez, il n'est que la sincérité de la parole qui puisse toucher, véritablement émouvoir. Il y aurait encore beaucoup à dire, bien et "mal", mais je suis très las ce soir. Je voulais finir sur ce que je retiendrai de cette première lecture, et qui me fait espérer qu'il y en aura de nombreuses autres: vous avez un style très imagé, très heureux dans ses allégories, et l'on sent ce travail que vous semblez trouver bien long mûrir et donner ses fruits. J'aime particulièrement. " Toute vie va s’éteindre en son œil où ne brille plus rien qu’un grain de monde étreint d’obscurité. " ... c'est vraiment une belle façon de le dire, vous faites plus que nous faire porter attention à cette dernière étincelle de vie, vous en récréer le sens, vous lui donnez une esthétique, c'est toute une vision de l'existence qui se résume en quelques mot dans ce reflet ternissant de prunelle... " Le vice et l’innocence auront le même rire; Les cieux et les enfers seront faits du même or; Et le poète, lui, pourra cesser d’écrire; Car l’art est agonie. L’idéal c’est la mort.
" ... Cette chute est votre plus belle raison de poursuivre dans votre art. Elle est faite de la belle manière, on peut se la relire longuement sans s'en lasser, elle est toujours nouvelle. "il n'y a pas de redite pour le coeur"... Je pourrais reprendre bien d'autres vers, notamment de votre "nonchalante tueuse", très réussi. Vous lire à changé un peu ma morosité du soir, merci. -Et bienvenu. Ps: j'espère ne pas vous avoir froissé en vous entretenant de ces choses de versification, il m'a semblé que c'était là votre requête, et il est toujours si aisé de démonter, de se focaliser sur les failles, j'espère ne pas trop m'y être laissé aller. Il est dangereux de réveiller le puriste en moi, à l'ordinaire cette manie me sert à écrire, pas à lire... _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
|
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 12:25 | |
| Je vous remercie d'avoir pris le temps de me livrer vos commentaires. Je suis vraiment content d'avoir trouvé un spécialiste du vers. En effet la regle de l'élision obligatoire des mots terminés par aie, ée, ie, oie, ouie, ue, uie m'était passée sous le nez. Je viens de la découvrir. J'ai toujours évité les e appocopables à l'hemistiche mais vu que le "e" de "vie" ou "agonie" n'est jamais prononcé comme une syllabe a part entière je ne comprends vraiment pas comment il est possible de faire une élison. Phonetiquement il n'y a deja pas de voyelle et donc pas d'élision possible. Pour moi cette regle est un non-sens. Toutefois si j'en avais eu connaissance je l'aurais suivie^^ Merci d'y avoir posé le pointe de votre lame. En ce qui concerne l'enjambement. Vous avez parfaitement raison. J'en ai abusé dans mes premiers écrits et je n'ai pas completement perdu cette manie. Je me rappelle avoir écrit un vers finissant par "...qu'elles n'auront pu" et le vers suivant commençant par "finir,....". Cela peut s'averer amusant mais dans tous les cas cela perturbe grandement le rythme naturel du vers c'est vrai. Toutefois au niveau de la déclamation je trouve personnellement ces anomalies souvent agréables car elle necessitent un effort pour marier rythme et sens et donne une couleur particuliere au texte lorsqu'il est parlé. Cela depend en fait de l'ambiance que l'on veut donner au texte. Dans le cas de "les choses furent; mais" cela n'apporte rien au sens, ça nuit à la lecture mais ca n'est pas dérangeant au parlé je trouve. Mais bon je martyrise l'alexandrin j'en suis conscient. " ... Et nul ne reverra, cendre sanguine encore, la ville veuve enfin. Les choses furent; Mais ..." serait-il mieux pour éliminer un des enjambements et éviter le carambolage? Pour continuer sur le theme du désordre: C'est drôle mais "et que tu dans ta noce eternelle etranglas" est le vers que je prefere^^ j'aurais très bien pu écrire la même idée de façon gramaticalment correcte. Mais dans le cadre de "stances à la nuit" je brouille volonterement l'ordre grammatical pour donner un aspect sybillin. Mon idée est que dès lors que l'idée est comprehensible l'ordre des mots importe peu. Donc je pose les sons dans l'ordre que je prefere et privilegiant le bizare. J'aurais peut-être du choisir d'écrire en vers libre, car je redoute que l'on prenne ces licenses pour des facilités de versification. C'est souvent le contraire en fait. Mais je comprends votre point de vue, j'attendrai d'avoir d'autres avis pour choisir d'exposer ces textes sur le net ou de les garder pour mes délires nocturnes (leur utilité originelle). Mes autres projets sont plus linguistiquement "sages". Je m'ettone que vous n'ayez pas réagi à "dira d'éclaboussée" qui n'a rien de correctement français. Voila j'espère à mon tour ne pas avoir été trop tranché dans mes reactions à vos remarques. UN TRES GRAND MERCI A VOUS. Cette autre lumière sur mes écrits me permettra d'avancer j'en suis sûr. J'espère qu'il y a ici une début de débat sur la forme poétique et que nous pourrons encore échanger nos points de vue avec l'aide d'autres memebres du forum. P.S. Avez vous un endroit ou l'on peut trouver vos textes rassemblés?
Dernière édition par le Ven 2 Mar à 13:28, édité 2 fois |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 12:43 | |
| Au passage, ôtez moi d'un doute. N'est-il pas également interdit de faire rimer "or" et "mort" selon la règle de la rime et l'orthographe? |
|  | | Azariah Vampire radioactif

Nombre de messages: 3546 Age: 22 Localisation: Proche l'hôpital, très proche... Date d'inscription: 08/11/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 12:52 | |
| Si mes souvenirs sont exacts, ce n'est pas permi dans les règles classiques, règles abondemment méprisées par les romantiques avant-gardistes de l'époque. Peut-être est-ce une autre forme de "rime pauvre". La sonorité suit, c'est l'essentiel il me semble, après si tu arrives à trouver mieux... _________________ La mort vient flotter au dessus de moi Et murmure au creux de mon oreille Avec des mots que je ne comprends pas La promesse de douleurs sans pareille
|
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 13:32 | |
| Merci. Mais j'ai l'impression que même les romantiques ont respecté cette regle car je ne trouve nulle part une telle entorse. Est-ce que quelqu'un sait ou trouver l'integralité de ces règles classiques? |
|  | | Azariah Vampire radioactif

Nombre de messages: 3546 Age: 22 Localisation: Proche l'hôpital, très proche... Date d'inscription: 08/11/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 13:36 | |
| Dans un bouquin de français de 2nd je suppose... si les programmes n'ont pas trop changé... _________________ La mort vient flotter au dessus de moi Et murmure au creux de mon oreille Avec des mots que je ne comprends pas La promesse de douleurs sans pareille
|
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 16:34 | |
| Pour "or" et "mort", cela me semble tout à fait permis. D'ailleurs, contrairement à une idée qui semble répandue, les romantiques ont toujours écris selon les plus pures régles classiques, introduisant seulement le rythme en 3*4 comme un pied de nez à l'hémistiche. Je serais surpris qu'on trouve la moindre entorse, en effet, chez un Hugo, un Lamartine, un Vigny ou un Baudelaire... Romantique c'est un état d'esprit, un fond bien plus qu'une forme. D'ailleurs la rime n'est pas véritablement "pauvre", car on dénote plus que l'assonance. Elle n'est pas "riche" non plus, comme "mort" et "mord" ou " mort" et "remord" ... Pour ce qui et de l'élision systématique, c'est pour éviter que l'on ne prononce "naturellement" la diérèse comme un poéte est tenté de la faire. Il suffit de faire suivre ces mots par d'autres commançant par une voyelle. Evidemment, pour des expressions comme "voie lactée"... (D'ailleurs Rostand dans Cyrano de Bergerac a trouvé une jolie parade pour sa tirade sur les machines volantes...). En fait ce n'est pas réellement un "non-sens", c'est plutôt une logique généralisée poussée à son extrème. Personne ne parle en prose ainsi, mais la poétique, dans un soucis de cohérence et de pureté (ne rien laisser au hasard de l'usage, aux effets de mode, que les vers perdurent...), impose d'y appliquer la même diérèse qu'ailleurs. Et dans cette logique on DOIT le prononcer à part justement parce que sinon on ne l'entend pas, et que donc il n'existe pas. Pour des mots comme "diction" par exemple, la diérèse est laissée à l'appréciation du poéte, qui peut choisir de faire lire ce mot en trois syllabes ou deux (on parle alors de "synérèse" -mot inutile pour dire qu'on ne fait pas la diérèse). Mais le "i" s'entend de toute façon. [Et une voyelle est toujours "aspirée" par la suivante dans la synérèse, d'où le "e" peut-être élisé aussi, mais à l'aide d'une voyelle située après...] Du reste, pour votre recherche d'effets dans la déclamation et vos bouleversement de syntaxe, ma foi, pourquoi pas. Diantre, si cela procède d'une vision poétique, d'une recherche ! Pour l'heure son résultat ne m'avait pas encore ouvert à votre démarche, mais qui sait si en persévérant et affinant votre procédé vous ne parviendrez pas à quelque jolie nouveauté ? Je me demande néanmoins si vous ne pouviez rendre ce caractère sybillin sans craindre qu'on prennent vos efforts pour des chevilles... ? C'est l'allitération en "t" de votre vers, également, qui en résonnant durement vient accentuer cette impression chez le lecteur, je crois. Je ne crois pas que les règles poétiques fassent déjà débat, mais il ne tient qu'à vous d'en lancer le sujet dans "pages noircies". Pour répondre à une autre de vos questions, on trouve des "prècis de versification" dans toutes les bonnes librairies universitaires, mais pour ce que j'ai lu vous semblez en connaitre l'essentiel. Enfin non, je n'ai rien laissé sur la toile qui ne se trouve ici. J'ai un peu votre timidité peut-être, et comme vous j'écris surtout par besoin, par assuétude. Je ne fais guère d'effort pour être lu... Navré. -Mais je continuerai à poster ici de temps en temps. Pour l'heure il faut que je vous laisse. Au plaisir de vous lire encore; _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
Dernière édition par le Ven 2 Mar à 18:44, édité 1 fois |
|  | | Azariah Vampire radioactif

Nombre de messages: 3546 Age: 22 Localisation: Proche l'hôpital, très proche... Date d'inscription: 08/11/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 18:30 | |
| Violent... on reconnaît l'expert... ceci dit je n'ai pas dit que c'était prcisément une rime pauvre... mais je me souviens de poèmes étudiés en cours, de reomantiques qui défiaient beaucoup plus qu'un simple hémistiche, même sil reste leur joujou favori... _________________ La mort vient flotter au dessus de moi Et murmure au creux de mon oreille Avec des mots que je ne comprends pas La promesse de douleurs sans pareille
|
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 18:47 | |
| ...désolé. _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
|
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 22:23 | |
| je ne lis rien de violent dans tout cela. Je reviens encore sur cette histoire de dierese qui ma foi me turlupine. En fait il ne m'était jamais venu à l'idée que l'on puisse envisager de prononcer "vie" en dierese à part dans la parodie... Mais alors que fait on de tous ces mots lorsqu'ils sont mis au pluriel? Dois t'on reserver des mots comme "vies", "joies" uniquement pour les fin de vers? puisque l'on risquerait de les prononcer en dierese? Pour "mort" et "or" j'aimerais beaucoup n'avoir transgresser aucune regle mais voilà ce que j'ai trouvé dans un vieux bouquin édité par Larousse en 1962: "La rime est faite pour l'oreille, elle consiste dans l'identité de la consonance et non dans celle de l'orthographe; il y a des cas cependant où elle serait défectueuse si les syllabes qui la forment n'étaient pas terminées par la même lettre. Ainsi on ne peut faire rimer "autan" et "autant", "trépan" et "répand", "rangé" et "oranger", "banni" et "nid", "essor" et "ressort", "cou" et "coup", etc., quoique dasn les mots accolés, la lettre finale que les seconds ont de plus que les premiers soit complétement annulée par la prononciation. Cependant, à défaut de la lettre identique, la rime admet l'équivalente, qui devient alors nécessaire, excepté pour les noms propres qu'il est toujours permis d'associer aux noms communs, comme "Friedland" à "élan". Voici la nomenclature des consonnes équivalentes: 1 c, g, k, q 2 d et t 3 f et ph 4 m et n 5 s et x 6 s et z exception est faite pour la consonne r, quoiqu'elle ne se prononce pas. Il n'est aucune terminaison où elle se trouve qui puisse être associée avec une autre où elle ne se trouve point, au pluriel comme au singulier : "dangers" et "changés" ne riment pas plus que "danger" et "changé" ... |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 22:53 | |
| Pour ce qui est de "vies", "agonies" et autres "e" suivis d'un "s", en effet, on le dit autrement ou on réserve à la fin du vers. Cela fait partie de ces "miracles" que l'on découvre tardivement, quand on se rend compte que tous les vers que l'on a pu lire suivaient des règles plus astreignantes encore que l'on avait pu s'imaginer, et que cela ne semble nullement avoir perturbé leur auteur... (-Et d'une certaine façon, ils se sont garantis de vos risques de parodie...) A l'usage ce n'est pas si problématique, c'est une contrainte assez similaire à l'alternance des genres de la rime. Je ne sais pas jusqu'où je l'ai intégré ni si cela en fait quelque chose de plus naturel, mais personnellement les "e" vacants me sautent au visage, ces lettres inutiles que je dois faire effort à ne pas prononcer m' "agressent" l'esprit (un bien grand mot, je vous rassure), de telle sorte que j'en approuve la régle. Je crois du reste que le lent mûrissement de la poétique, qui nous a doté de toutes ces suggestions contentieuses, n'est pas le fruit du hasard mais du goût, d'un sens supérieur qui quelque fois nous échappe, car mélomanne du vers nous n'avons plus, culturellement, l'oreille si avertie. Il y a également des contraintes dont on ne découvre l'intéret que fort tard, après les avoir suivit longtemps un peu "aveuglément", et dont on se félicite ensuite... Pour votre deuxième point, vous mettez en exergue la fameuse "régle de la liaison supposée", dont pour ma part j'ai choisi de ne retenir que cette loi simpifiée de ne pas faire rimer un singulier avec un pluriel, ou une rime féminime avec une masculine. Mais il est vrai que cela procéde aussi, comme mon propos précédent, d'une "formation de l'oreille", que nous n'avons plus et que j'ai en quelque sorte renoncé pour l'instant à developper. Il faudra que j'y réfléchisse à nouveau, cela en vaut surement la chandelle... Je vous remercie, vraiment, de m'amener à se genre de reflexion. Ce sujet s'annonce des plus instructifs ! Du reste un point pour moi est toujours resté obscur. Je crois avoir vu qu'un verbe finissant en "ent" (pluiel) devait rimer avec une rime féminine... ? J'avoue avoir laissé cela éternellement de coté. La prononciation me semble en faveur d'une rime masculine, mais là encore... Je me contente d'éviter d'être confronté au problème. _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
|
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 23:13 | |
| je ne comprends pas votre doute au sujet des verbes en "ent". On prononce "écoutent" comme on prononce "écoute". Le "e" et le "ent" on le même effet d'allongement. Il s'agit donc de rimes féminines. Rien à voir avec la règle pluriel/singulier qui en fait est liée directement à la simple présence des lettres "s" ou "z" ou "x". En effet un mot singulier terminant par l'une de ses lettre doit etre dans une rime pluriel (exemple: "ce ton me semble faux") |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 23:25 | |
| En effet. Je songeais à l'imparfait en écrivant ces lignes, "écrivaient" par exemple, mais il doit falloir distinguer les cas selon le bon sens et la phonétique. Reste que visuellement la rime est "masculine", finissant par un "t", et cela me choque un peu. [je crois que je vais m'abstenir encore un peu...]. Sinon de fait "rien à voir avec"... ? -édition suite à erreur grossière...- _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
Dernière édition par le Sam 3 Mar à 17:49, édité 1 fois |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Ven 2 Mar à 23:31 | |
| je pense que le "ent" de "écrivaient" provoque un leger allongement du "ai" qui est à peine audible de nos jours mais qui existe. Et à mon avis la regle doit venir de là, de la longueur des sons. "écrivaient"..."écrivait"... oui c'est légerement plus sec. A ce propos l'alternance masculine/feminine est une de ses règles donc je voit très bien l'utilité contrairement à d'autres. Les féminines sont liantes, les masculines sont...heu...cinglantes. |
|  | | |
| Page 1 sur 8 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |