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Color[e) Nébuleuse Nitroglycérine

Nombre de messages: 3033 Age: 19 Localisation: Lille Date d'inscription: 13/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Sam 3 Mar à 5:16 | |
| En effet, ce topic s'avère des plus instructifs. Je vais le suivre de près, car mes cours au lycée ne prennent pas la peine de s'occuper de choses aussi subtiles et intéressantes... Je vous remercie, nobles poètes. (Si je puis me permettre : vous deviez être fatigué, Gentilhomme, car à lire qu' "écrivaient" était un passé simple, mes yeux se sont considérablement arrondis.)Quant à la 3e personne du pluriel à l'imparfait, je soutiens Mizan : le "aient" me semble plus long que le "ait". Comme ne cesse de le répéter ma professeur de francais, la poésie est avant tout destinée à l'oreille, telle une musique faite de lettres. |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Sam 3 Mar à 17:48 | |
| autant pour l'imparfait. On n'a que peu l'idée des journées qui sont miennes... _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
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|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Lun 5 Mar à 10:07 | |
| Mes textes étant truffés de vers deffectueux j'avais envisagé de tenter de les corriger. Mais je crois qu'à l'avenir la forme régulière serait de toute façon peu adaptée à mes envies. Je vais reflechir à une méthode d'écriture en vers libre ou semi-regulier donnant la part belle aux sons mais respectant toujours certaines règles fondées, un peu dans la lignée d'Emile Verhaeren. Il y a sans doute moyen de trouver une autre forme d'harmonie avec des rythmes plus variés et des effets de sons moins systematiques. |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Lun 5 Mar à 12:06 | |
| J'avoue être partagé. La profondeur de prononciation tombe en désuétude, j'en suis la première victime. En y prêtant attention cependant nous avions mis en lumière ensemble des différences intéréssantes, auxquelles j'ai envie de m'attacher. Mêmes si elles ne seront intelligibles forcément aux hôtes de ma pensée, elles contribueront à l'insaisissable perfection que je tente de créer. Ne changez pas vos vers passés. Trop nombreux, d'une part, et ce qui est écrit est écrit. Reprendre ainsi est par trop fastidieux et artificiel. Mais peut-être auriez vous mieux à faire que vous décourager, et tenter dans vos vers futurs l'expérience de la pleine régularité. Tout est question de paliers, de progression. Je ne ferais pas attention aux hiatus du jour au lendemain. Et si la première fois que j'ai griffonné deux assonnances dans un même distique, on m'avait déroulé la liste des régles poétiques, je n'aurais JAMAIS écris. J'ai eu la chance, dans ma frivolité et mon orgueil, de ne m'y ouvrir que petit à petit, et de pouvoir ainsi être content de mes productions à chaque étape de ma progression, sans pour autant m'en satisfaire. [Comme quoi la fatuité peut sauver... baste.]. Il en est de même, je crois, pour vous et moi aujourd'hui, alors que nous commencions à prendre des habitudes d'écriture, et pour ma part, me croire même un peu arrivé, (du point de vu du respect des régles, s'entend). J'avoue qu'il me désole un peu de vous entendre, vous, si agréablement puriste (plus que moi-même!), parler de renoncer, et d'autant plus si ce découragement vient d'une connaissance trop précise des attentes classiques/romantiques, et pas de leur commune ignorance. Pour conclure, on peut certes trouver des compromis (Verhaeren, malepeste le mauvais bougre !), mais je préfère, pour moi, continuer d'y voir une faiblesse de mon talent, un manque -même assumé- de mes facultées qu'un parti pris pseudo-esthétique. J'aurais l'impression de me rassurer à trop vile prix. [si, quand même, en terme de pure "esthétique", je pense continuer à choisir mes diérèses/synérèses, je fus trop choqué parfois dans mes lectures. Reste à affiner les rimes permises, les hiatus, le sens des sons qui se répondent.............] _________________ Vivre et Mourir !,
Le courage est la vraie mesure de l'homme "L'homme maître de soi n'aura point de maître." Lao Tseu. "On ne subit pas l'avenir, on le fait." Georges Bernanos
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|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Lun 5 Mar à 14:44 | |
| Je vous comprends très bien et sachez que ce renoncement annoncé me déchire les entrailles. Mais je me fais violence. En tous cas je ne pourrais pas supporter après tous ce travail d'avoir des textes de forme imparfaite. Je considere desormais ce que j'ai écrit comme une matière informe qu'il me faut remodeler. Je ne suis pas du même avis que vous sur ce point. Il n'est jamais mauvais de remettre un texte sur le metier. L'art est aussi un travail. La spontanéité est importante, l'essenciel étant dans le fond, c'est vrai. Mais je suis certain que nombre des plus beaux poèmes de nos bibliotheque on fait l'objet de nombreuses réecritures. Même à mon niveau amateur, en retravaillant mes textes passés je ne trahirai pas les idées et l'âme qui peut y dormir, au contraire je pourrai creuser plus loin dans mon imaginaire et faire resonner de nouveaux aspects. Je me rends compte que l'esthetique du vers régulier est partiellement graphique et cette perfection que l'on crois atteindre en sculptant un vers de forme parfaite est un pansement psychologique à un certain manque de confiance en soi. J'ai parfois renoncé à des tournures que je trouvais très esthetiques pour faire plaisir au spectre de Boileau. Sans tomber dans le n'importe quoi qui caractérise souvent le vers libre, j'entreprends à présent une approche musicale de l'écriture qui tiendra compte de certains acquis du vers régulier. J'ai commencé la réecriture de "L'iris recraché" de manière à pouvoir faire une comparaison sur ce forum, j'espère bientôt. Nous verrons alors si je me suis trompé de voie. L'experience est en tous cas déja je vous l'assure passionante. Ce n'est peut-être qu'un virage de plus et je reviendrai peut-être au final me blotir aux bras de ce très cher Alexandrin. Mais il faut savoir se remettre en question pour rester "vivant". |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Mar 6 Mar à 15:59 | |
| J'ai planché longuement sur les premiers vers de "L'iris recraché" pour tenter de les réecrire en essayant d'oublier les règles classiques et de trouver une forme plus musicale. Et au fur et à mesure de mes experiences je me suis rendu compte que le resultat ne variait que très peu des vers originaux. J'ai multiplié les assonances et pseudo-rimes, en étant moins strict sur la correspondance orthographique de celles-ci. J'ai remplacé une partie de la metrique 6/6 par du 6/3/6 en traitant les differentes césures un peu comme des fin de vers. Je soumets à vos critiques ma petite expérience. Le vivant prend congé / allongé / sous les ronces en croix, la tête enchevêtrée / à l'entrée / du cimetierre étroit. Vers l'exigu jardin,/ incertain / il était le dernier /à saigner, à pousser le cri sourd, / le fer lourd / de la pesante grille de l'enceinte où abonde / et dort l'humanité. Toute vie se fait moindre / à s'éteindre / en son oeil où ne brille plus rien qu'un grain de monde / étreint d'obscurité. L'homme avant qu'il ne fût / étendu / embaumé d'indolence, que ces poumons n'aient bu / les sables du silence, avant qu'un saignement/ de néant / ne coule entre ses dents et n'inonde sa tête / se prétendait poéte. ... Il est fort probable que je ne m'amuse pas à alourdir de la sorte mes textes déja écrits. Ils n'en vallent pas la chandelle. Je corrigerai ce qui peut l'être et basta! Mais pour l'avenir ce genre de structure me paraît interessante à developper. |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Mar 6 Mar à 23:05 | |
| Au diable ces expériences inutiles! Voici un autre texte corrigé qui je pense devrait être fidèle cette fois à toutes les règles de vérsification, excepté l'enjambement barbare (mais presque justifiable) des vers 2 et 3. A part cela je demande à certains yeux eguisés de bien vouloir vérifier si je n'ai rien oublié. * L’an de cendre * Le néant, croque-mort à la parure austère, dévoreur de soupirs, juge inerte taisant le verdict, le néant qu’a fermenté la terre, jamais ne s’est montré si proche et si présent. Qui peut imaginer qu’à l’époque première, qu’à la source des temps, quand le monde natal indompté flamboyait d’ivresse et de lumière, le ciel était orné d’une arche de cristal ? Bien des ronces alors sous sa clarté fleurirent; Et pendant quelques temps, quelques temps seulement le monde fut fécond de saveur et de rire. Sans doute devait-il en finir autrement; Car un jour de malheur l’homme entra dans la ronde; Il observa la voûte et son riche arc-en-ciel; Il voulait tout atteindre; Il inventa la fronde. Alors tout fut empli du fracas démentiel. Et l’arcade entaillée en sa lumière blonde éclata déversant ses débris chamarrés, remplissant sans faveur l’éther, la terre, et l’onde d’une profusion de vitraux séparés. Certains de ses fragments dispersés éclatèrent par milliers sur le sol. Chaque éclat de couleur se lova dans l’écrin dérobé de la terre. Dés lors on les nomma « des pierres de valeur ». D’autres furent sertis si haut dans l’étendue, si loin dans l’infini, qu’on ne pouvait les voir qu’à la complicité de la nuit descendue; Ils en prirent ce nom : « Les étoiles du soir ». Et le reste devint ces mouvantes peintures que la mer déplaçait de diverses façons et que les matelots à l’ombre des mâtures, dans leur grande bêtise, appelaient « des poissons ». Aujourd’hui, regardez les ténèbres s’épandre ! Tout est noir; Votre ciel est moiré de poussiers; L’océan est cousu d’une vague de cendre. La terre se consume; Et quoi que vous fassiez, le néant sera là, léchant vos villes mortes. Sans cesse autour de vous le monde se réduit. Ce lieu même est cerné. Le vide est à nos portes. Peut-être ai-je déjà parlé seul cette nuit. *** Voilà. Et au passage j'espère qu'il plaira aussi dans la naïveté de son contenu. P.S. la rime Rire/fleurirent n'est pas permise je crois.
Dernière édition par le Sam 11 Aoû à 23:31, édité 1 fois |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Mar 6 Mar à 23:34 | |
| Et bien pour commencer par répondre à votre petite expérience, je la trouve fort intéressante, assez musicale... mais. Mais au fond ce n'est qu'une façon bizarre de simplement noté une ode, car il s'agit bien de cela. Dans la façon même dont le lit, et avec vos "rimes intermédiaires", renforcées visuellement -pour l'occasion, certes- des "/", c'est comme si vous aviez varié la longueur des vers au sein d'une strophe. "Le vivant prend congé Allongé Sous les ronces en croix, La tête enchevêtrée A l'entrée Du cimetierre étroit." Du reste j'avais si particulièrement apprécié votre "grain de monde étreint d'obscurité" que la nouvelle version, qui le met moins en valeur, m'en semble fautive. ... Pour les yeux aiguisés, je crains de vous décévoir ce soir. J'y reviendrais demain, après une nuit par trop nécéssaire. La rime "fleurirent / rire" me laisse perplexe, et j'ai les enjambements en grippe, mais vous le savez déjà. Ce poème est vraiment magnfique, au reste. Il coule bien, son propos est assez dense, distrayant et porteur d'une aura mythologique très agréable, bien rendue. "Car un jour de malheur l’homme entra dans la ronde; Il observa la voûte et son riche arc-en-ciel; Il voulait tout atteindre; Il inventa la fronde."-très joli pied de nez, vraiment. Votre poème, de par son thème, manque peut-être un peu de cette sensibilité immédiate plus aisée à rendre avec les choses du coeur, mais il y a déjà beaucoup de délicatesse dans vos images. Je pense sincérement qu'il ne lui manque qu'un peu de piquant dans les tournures, quelque chose comme la verve d'un Hégésippe Moreau, pour en faire un "grand" poème. A ce beau fleuve il faudrait peut-être ainsi quelques puissantes vagues, mais l'on s'y mire déjà à plaisir. -Et c'en devient véritablement un de vous connaitre. _________________ Vivre et Mourir !,
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|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Lun 12 Mar à 17:04 | |
| Voilà j'ai achetté ce matin l'ouvrage "Précis de versification" de Brigitte Buffart-Moret aux éditions Armand Colin. Je n'ai pas encore tout lu bien sûr mais il semble complet et clair. L'evolution des règles à travers les siecles est bien détaillée avec de nombreux exemples. Je commence à y voir plus clair et je pense qu'il est temps de briser certaines regles comme celle de la fameuse liaison supposée. Même les romantiques l'on suivie a quelques exceptions près mais ces règles sont archaïques. Elles avaient leur importance dans les siecles passés car la diction était différente. Je pense qu'il faut faire un tri dans tout ça et ne garder que ce qui est reelement bénéfique pour l'art. P.S. au passage j'ai aussi lu que certaine forment verbales en aient et oient sont considérées comme masculines! ... |
|  | | Le mouchoir et la lame. gentilhomme

Nombre de messages: 413 Age: 27 Localisation: 17ème siécle. Date d'inscription: 29/06/2006
 | Sujet: Re: Mizan Lun 12 Mar à 17:45 | |
| Lourde responsabilité... même si au fond elle n'engage que nous. J'ai beau passer pour poête, et m'estimer quelque ancienneté du moins à l'aune de mon labeur passé, je ne me sens guère le recul d'un tri. (certes, me direz vous, je l'avais effectué d'une certaine façon, pourtant, dans mes écrits. Mais sa mise en lumière, le rendre conscient et l'assumer...). Cela me fait un peu penser à un art martial, difficile de rejeter des techniques que l'on ne maitrise pas. Peut-on estimer en avoir une vision impartiale et exhaustive, ne risque-t-on pas de négliger des "principes d'efficacité" dont on n'a pas encore le niveau nécéssaire à la simple compréhension ? Remettre au goût du jour s'avère souvent une démarche intéréssante, et instructive. Parfois nécéssaire. Mais comment juger de la pertinence d'un mouvement dont on m'a simplement expliqué le but, et dont je n'ai pas pu moi même éprouver la réalité ? -Comment se passer d'une régle phonétique dont on n'a pas développé l'oreille, en supposant que nul ne la développera, ou que cette subtilité n'apporte pas, pour les heureux qui la remarque, une perfection plus profonde et plus évidente de la rime ? Doit on se contenter de la simple "efficacité", recherche-t-on la "maitrise" ? J'avoue qu'ici je ne sais pas, je me perds un peu. Mais pourquoi pas. Les voies sont multiples, et du moins saurez vous le pourquoi de vos décisions. _________________ Vivre et Mourir !,
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|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Lun 12 Mar à 19:06 | |
| Le vers régulier a été abandonné par nos auteurs modernes. reviendra-t-il un jour? j'en doute. Cet art appartient désormais à ceux qui l'aiment. Il est de notre responsabilité de le maintenir en vie et de la plus belle manière qui nous soit possible, même a petite échelle. Pourquoi interdire une rime qui nous semble belle sous pretexte qu'il y a quatre cents ans d'ici le gens prononçaient les consonnes finales des mots? De la même manière, ferez vous rimer Gaulois et voulais parceque le "ai" se prononçoit "oi"? Vous avez, mon cher mouchoir, fait des choix esthetiques au niveau des synereses/diereses en ne suivant pas la regle "savante" de l'ethimologie. Dans vos ecrits futurs, maintenant que vous en êtes conscient, irez-vous jusqu'à écrire les mots en "ion" en diereses comme je l'ai fait jusque maintenant? La versification a été analysée par des spécialistes et en lisant attentivement les ouvrages sur le sujet je crois que nous pouvons comprendre et ressentir d'ou viennent et ou vont les chemins de la perfection. Je ne dis pas pour autant que nous arriverons à les suivre. Mais j'ai l'impression que vous sacraliser la versification en tant que telle et non les textes qui en résultent. Ces règles sont accessibles à nous autres "simples mortels". Il est possible de comprendre à quoi elles servent...ou ne servent pas. Lorsqu'un Hugo ou un Baudelaire exceptionnelement brise certaines de ses lois c'est pour nous montrer qu'elles ne sont pas indispensables, voire pas utiles, voire nuisibles (je n'ai plus l'exemple en tête mais Hugo a fait de telles critiques). Il était mal vu de briser ces regles à l'époque et c'est par fierté et par bienséance je crois que les poétes s'y sont pliés. Les contraintes sont selon moi importantes et souvent source de créativité. Mais faisons en sorte que ces contraintes soient aussi bénéfiques. Faut-il peut-être en établir d'autres. Je pense de plus en plus que la beauté, l'harmonie ne doit pas être sacrifiée sur l'autel de la tradition. Outre cela, libre à chacun d'écrire "à l'ancienne", "à la manière de" s'il s'en sent capable. |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Lun 12 Mar à 23:46 | |
| Je viens de lire une notion très interresante. Appolinaire avait essayé de remplaçer l'alternance rimes feminines/masculines par rimes consonantique (terminée par une voyelle prononçée) et rime vocalique (consone prononçée). Je serais tenté d'aller plus loin et de distinguer les consonantiques allongées par un e muet. voir/soir = consonantique courte boire/moire = consonantique longue croient/broie = vocalique longue moi/choix = vocalique courte je crois que l'alternance simple n'est pas la seule disposition possible. Je cherche. j'experimente^^ |
|  | | Color[e) Nébuleuse Nitroglycérine

Nombre de messages: 3033 Age: 19 Localisation: Lille Date d'inscription: 13/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Mar 13 Mar à 7:15 | |
| Ce topic est décidément très instructif  Pour voler la réponse du Gentilhomme à votre question, je vais moi-même me mettre à considérer les "ion" en diérèses. Ayant réfléchi quelques temps, cela me semble plus doux qu'en synérèse, étrangement - auparavant, cela me choquait. Pourriez-vous m'éclairer sur un détail peut-être insignifiant, mais qui me perturbe? Qu'est-ce que la "fameuse liaison supposée" ? Comment s'emploie-t-elle, à quoi sert-elle ? |
|  | | Gabriel Par dela le bien et le mal

Nombre de messages: 129 Localisation: Autant que possible, avec Gabrielle Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Mar 13 Mar à 10:28 | |
| en bref: Seules peuvent rimer ensemble les consones graphiques finales qui seraient phonetiquement identiques si elles étaient consonnes de liaison. "coup" et "tout" ne peuvent pas rimer ensemble car si on leur ajoutait un mot commençant pas une voyelle la liaison avec ce dernier ne se prononcerait pas de la même manière. "un coup_artificiel" "le tout_artificiel". il y a aussi tout un jeu de consonnes equivalentes s et x, d et t, c et g,.... |
|  | | Color[e) Nébuleuse Nitroglycérine

Nombre de messages: 3033 Age: 19 Localisation: Lille Date d'inscription: 13/02/2007
 | Sujet: Re: Mizan Mar 13 Mar à 10:49 | |
| Merci!  Je m'en souviendrai à l'avenir. |
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