Gaya, ton illustration de la nuisance de l'utile me surprend un peu. En fait, je m'imaginais pas du tout ça comme ça.
Pour te contredire, je ne pense pas que dans ton cas la sélection naturelle (quoique là l'assemblage utilité - sélection soit discutable, j'en parlerai après si j'oublie pas) soit "négative et nuisible". En effet, la vie, ce n'est pas faire vivre tout et n'importe quoi, à n'importe quel prix. Genre, euh, on n'allait pas construire une serre géante pour permettre aux dinosaures de survivre au refroidissement climatique, quoi. (Bon d'accord, c'est un peu tordu comme exemple). Si la mort existe, c'est aussi pour garder un certain équilibre vital...
Bon, ça m'a l'air un peu paradoxal tout ça. Faudrait déblayer.
Ah, ça me rappelle mon cousin qui m'a parlé des bancs de méduses en Méditerranée... Les poissons n'étant pas assez nombreux pour s'en nourrir (à cause de la pêche, mais c'est ici hors de propos), les méduses se surmultiplient... et je doute fort que ce soit très bon pour l'environnement, la chaîne alimentaire, etc etc.
Faudrait aussi accepter la mort, mah bon, faut d'abord accepter la vie pour ça, et c'est bien ce dont on débat ici.
Ensuite - ouf j'ai pas zappé -, ton amalgame utilité-sélection...
Pour moi, la sélection naturelle ne tient pas compte de l'utilité, mais de la seule capacité à survivre, c'est-à-dire celle de manger sans être mangé.
De plus, un élément inutile ne va pas nécessairement disparaître.
Exemple : on crée un prédateur qui serait au bout de toute chaîne alimentaire (y a foise de films d'horreur là-dessus, rien qu'avec des anacondas géants copulant à peu près toutes les heures). Est-ce utile ? Non, puisque la nature se complaisait dans un équilibre parfait juste avant. Et pourtant, se nourrissant de tout, colonisant tout espace vital et n'ayant aucun ennemi pour raccourcir sa durée de vie, ce prédateur va continuer à vivre (et proliférer comme un champignon).
Enfin, l'utilité/inutilité est un jugement, pas un fait objectif et universel.
Bon, me dites pas que je dois développer...
Bref on va faire simple (sait-on jamais, tout le monde est pas censé suivre mes raisonnements hein), ton truc de lin, là, il est bien utile pour l'homme, mais je doute qu'il le soit pour le poisson... *sort*
Or, jusqu'à ce qu'on me prouve le contraire, il n'y a que l'Homme qui puisse émettre un jugement.
Zut, du coup chais pu où je voulais en venir... C'est que c'est un débat un poil trop compliqué pour moi

Ah oui, voilà, donc l'utilité n'étant pas inhérente à la nature, elle ne l'est pas non plus à la vie

(Oups j'ai dû zapper quelques liens en route, vous m'excuserez hein !)
...
Sur ce, j'me recentre sur le débat (tout en vérifiant parallèlement si je n'ai déjà posté) (Ouf, c'est tout bon, j'peux écrire c'que j'veux sans craindre de me répéter huhu).
C'est marrant mais j'ai la furieuse impression d'avoir déjà dit et redit tout ça...
Bref, Gaël, j'suis d'accord avec toi depuis perpette. Le scientifique, ça doit aider pas mal.
Vais donc tenter de me glisser dans la peau de l'avocat du diable, histoire d'imaginer ce que ça peut faire que d'être l'autre partie.
Le dépressif suicidaire de base dirait que si sa vie n'a pas de but, c'est que cela ne changera rien qu'il vive ou non. Et dans cette petitesse d'existence, ça ne sert à rien de vivre ; il peut donc mourir tout de suite.
Mais, au fond, quoi de plus désespérant que de mourir sans rien altérer...
Arf, j'en connais qui auraient fourni quelque chose de plus constructif.
Voyons voir.
Certes, l'inutilité d'une vie offre une liberté absolue, ce qui nous permet d'agir comme bon nous semble... Et si ce qui nous semblait bon, c'était le mal ? Après tout, on s'en fiche non, puisque la vie n'est pas utile, on n'a qu'à en supprimer un peu, ça n'empêchera pas la Terre de tourner.
C'est la porte grande ouverte à la nuisance, là.
Ca ne doit pas être toujours positif de concevoir une telle liberté...
Se trouver un but, finalement, c'est suivre un chemin, qui nous empêchera trop d'écarts.
J'engagerais volontiers la religion ici, tiens...
...
La connotation négative de l'inutilité de la vie repose sûrement dans le fait qu'elle implique un manque, un vide.
Or, que fait mieux un homme (adolescent en quête, surtout) que chercher à combler un vide ?
Est-ce qu'au fond on ne se pose pas toutes ces questions
existentielles parce que l'on ressent un vide quelque part ? Et qu'une fois qu'il n'apparaît plus, on n'a plus besoin de s'y attarder...
La belle vie que la subjectivité humaine, n'est-il pas.
Bloup, flemme de relire ; désolée pour mon penchant quelque peu brouillon 
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Sparkling Romance
"Là où tout se perd, là où tout se fond. On nage en plein brouillard, mais la vie semble plus claire."
"Dis-moi, les papillons meurent-ils trop tôt, mon Ange ?"