Non, j'aime ta comparaison, que j'utilise souvent.
On aime faire l'amour, non ? Enfin, la plupart d'entre nous ?
Mais est-ce qu'on peux concevoir d'en faire un métier ? De faire ça sur commande, a la demande, n'importe comment ? Ou est-ce que ça ne dénaturerait pas le plaisir qu'on y prends ?
Attention, là encore, il y a des gens qui prenne du plaisir a faire les choses "sous contraintes", dans un cadre précis... Et il y en a qui dissocient, font des choses ainsi "professionnellement", et d'autres, "spontanément"...
Car enfin, c'est quoi l'opposé de "professionnel", (c'est a dire une personne froide et blasée qui connait son boulot par coeur ), l'opposé de professionnel, c'est littérallement "amateur", c'est a dire "personne qui aime".
Les sentiments, c'est pas professionnel.
Mais on a l'air de dériver du sujet mais pas tant que ça...
Une bonne oeuvre est presque toujours spontanée. elle sort du coeur et des tripes, pas d'un calcul, de réunions interminables, ou d'études de marchés...
Ensuite, je ne parle pas de la "valeur" d'un truc... La valeur pour l'art est toujours subjective... Un truc super chiadé techniquement est parfois moins bon qu'un truc grifonné vite fait...
Il y a des dessins que j'ai fait, que je trouve pourris, qui m'ont valu des 20/20 en cours de dessin. (Foutu a la poubelle direct !)
Et a l'inverse, par exemple, TWILIGHT, le roman, plein de gens disent que d'un point de vue literraire, c'est de la merde, mais ça se vend, et tout le monde adore (parce que c'est sincère ! Naïf, cucul, mais sincère !)...
Je devrais pas prendre d'exemples précis car il y a toujours des contre exemples et des exceptions...
Le débat n'est pas a la valeur que les gens accorde a ce que tu fais. (D'ailleurs, au rayon avoir envie de se flinguer, pour un artiste, se dire qu'on fait de la merde, et voir le public adorer, alors qu'il te méprisait quand tu faisais des trucs plus interessant et qu'il méprise des bons trucs, y'a de quoi te tuer le moral ! Que les gens en redemande quand tu leur file de la merde !)
Je parle de l'effet du système et de certains commanditaires sur l'artiste, qui parfois, pas toujours heureusement, au lieu de le pousser, de l'encourager, le dégoutte complètement.
Pour en revenir a l'exemple des putes, si il y a des gens qui parviennent a dissocier "vie privée-vie professionnel", dans bien des cas, cela influe l'un sur l'autre.
Mais bon, ce n'est pas non plus un exemple parfait pour ce dont je parle...
Car, pour un écrivain, ou un chanteur, etc, on l'imagine faire de la soupe toute la journée, puis "débrancher" et faire ce qui lui plait. Justement. Il ne peux pas. Il est parasité, ecoeuré. Il ne peux pas "couper".
L'art peux être une évasion du boulot, mais pas si l'art en question est ton boulot et qu'il n'est plus que cela, un boulot.
Pas mal de gens se raccrochent a l'idée du plaisir qu'ils avaient autrefois, prétendant que cela n'a pas changé, alors qu'il a disparu.
Si, les compromis agissent sur ceux qui se compromettent !
Bien sur !
C'est ça le débat !
Le temps nous abiment, le contact avec les gens, avec la vie, nous use... Et les compromis nous détruisent petit a petit... Nous ronge...
Car on fait d'abord des compromis avec soi-même, avec son coeur...
On ne peux pas dire "la personne au boulot et la personne a la maison sont deux personnes différentes et l'état de l'un n'influence pas l'autre " ! C'est faux ! Bien sur que si !
Si on est épanoui au boulot, on est épanoui dans la vie, et vise versa.
Des mecs comme Picasso ou Dali sont des mauvais exemples car des artistes reconnus. On ne leur demandait pas de mettre de l'eau dans leur vin, mais au contraire de faire du Picasso ou du Dali ! (Et parfois, ainsi, aussi, leur interdire de changer, d'évoluer, et leur demander encore et toujours la même chose...) On ne venais pas leur expliquer ce qu'il fallait faire ou comment... On leur passait commande d'une oeuvre a eux...